Test : Vampyr (PC)

Le dernier jeu du studio français DONTNOD (à l’origine des jeux Remenber Me et Life is Strange) sort de sa cachette pour nous proposez un voyage dans un Londres de la première guerre mondiale en proie à la grippe espagnole et aux vampires…

L’histoire :

Vous y incarné Jonathan Reid, célèbre chirurgien des quartiers huppés de Londres, qui à la suite d’étranges circonstances se retrouve par renaitre sous la forme d’un vampire. Votre but sera de retrouver le responsable de votre état tout en évitant la milice de Priwen (une société secrète ayant pour objectif d’éradiquer le mal qui ronge Londres) et de décider de la vie ou la mort des citoyens que vous rencontrerez dans les différents quartiers de la capitale.

Le Gameplay:

Une ambiance aux petits oignons :

Un des plus gros points positif de Vampyr est sans aucun doute son ambiance. En effet, il parvient à nous plonger dans un Londres du XXéme siècle étouffé par les fumées des usines et la fin de la guerre avec toute sa misère qui en découle comme le fait le jeu Dishonored ou dans une certaine mesure le film Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr. Ajoutez à cela le côté fantastique de Dracula et autres créatures errant la nuit à la recherche de sang frais et vous obtenez Vampyr.

La musique joue ici aussi en grande partie à l’immersion. Olivier Derivière (compositeur et musicien ayant entre autre fait les BO pour les jeux Remenber Me et Assasin’s Creed Black Flag) parvient à transmettre parfaitement le charme des créatures que l’on met ici en scène ainsi que l’univers dans lequel elles baignent. De plus, les doublages anglais sont parfaitement interprétés et rendent le monde encore plus envoûtant.

A noté par contre que vous risquez plus d’une fois de vous perdre dans les ruelles tant l’aspect sinueux de ces dernières se ressent. De plus, il n’y a pas de voyage rapide ni de mini-map vous forçant de regarder régulièrement la carte du menu tel un vrai touriste.

Même la carte qui vous est mis a disposition n’est pas simple à lire.

Une ville qui n’a pas sa langue pendue :

Clairement ce jeu ravira tous ceux qui recherche un jeu au dialogue et au lore imposant. En effet, c’est avec des journaux intimes, des coupures de journaux, affiches, manuels interdits ou encore des livres d’histoire que le jeu vous propose de plonger dans son univers. Et du côté des dialogues, il y a plus d’une soixantaine de personnages avec chacun son histoire doublée et leur secrets qu’il faudra percer pour débloquer des quêtes secondaires ou obtenir différents indices, ingrédients…. Le jeu possède donc un travail de recherche, de personnification et d’écriture incroyablement poussé.

Mon vampire bien aimé :

Vos différentes interactions avec les personnages auront pour but deux possibilités : la première de soigner ou résoudre son problème afin d’améliorer le quartier, ou alors de le charmer afin de lui récupérer son sang et ainsi obtenir de l’XP vous permettant d’améliorer vos compétences ou d’en obtenir de nouvelles. Cependant, s’il parait intéressant de vider un quartier de ces occupants pour pouvoir passer le suivant plus facilement, il vous est le plus souvent obligatoire de résoudre les quêtes de ces derniers afin d’améliorer leur sang et ainsi gagner plus d’XP et vous amputant par la même occasion d’un certains nombres de lore.

Dans chaque quartier, vous aurez la possibilité d’aider ou de tuer ses habitants faisant basculer d’un côté ou de l’autre sa situation sanitaire.

 

Personnellement, j’ai l’impression que le jeu récompense plus le sauvetage des habitants plutôt que les « étreintes » sanglantes que vous pouvez leur faire. De plus, ce dernier nous fait ressentir beaucoup d’empathie envers les personnages et la récompense de lore (comme un certains The Witcher 3 😉 ) rend la tache bien compliquée.

Un système de combat maladroit :

Tel un pur action-RPG, le jeu vous demandera de maîtriser le système de combat tel que le ciblage, l’esquive, les techniques des différents adversaires et vos compétences vampiriques (deux basiques et un ultimate). Cependant, le nombre de possibilités viendra rendre les combats redondants et finalement assez simples. En effet, il sera tentant au début de débloqués le maximum de compétences, mais on se rend compte qu’il est plus rentable d’améliorer celle qui vous servent le plus afin d’éviter de perdre trop d’expériences surtout si vous cherchez à sauver tout le monde.

De plus, le jeu possède de nombreuses armes (qui peuvent être améliorés avec les différents composants trouvés) qui permettront de porter des coups fatals tout en vous permettant de récupérer du sang afin d’enchaîner avec une compétence vampirique. Actuellement je possède une arme permettant d’assommé un ennemi au bout de 3 coup et d’ainsi de le mordre pour soit régénérer mes points de vies ou alors de faire de gros dégâts sur ce dernier rendant les combats relativement simples et répétitifs.

Graphismes :

Au niveau du graphisme, le jeu n’est pas des plus réussi. Cela se ressent surtout sur la végétation et les visages (principalement les cheveux et les barbes). Dommage, car le jeu fonctionne avec le moteur Unreal Engine 4, le même moteur que Fortnite et Hellblade. Et le menu de la modification des graphismes (même si il parait complet) est relativement limité comme le montre les images ci-dessous des différents niveau de graphismes (il n’y a quasiment aucune différence entre le jeu en Ultra et en Faible).

Paramètres graphiques en Ultra.

 

Paramètres graphiques en Élevé.

 

Paramètres graphiques en Moyen.

 

Paramètres graphiques en Faible.

Les performances :

Passons maintenant au test des performances du jeu. Voici donc la configuration minimale proposée par l’éditeur :

Configuration minimale :

  • Système d’exploitation : Windows 7/8 ou 10 (64 bits)
  • Processeur : Intel Core i3-2130 (3.4 GHz) ou AMD FX-4100 (3.6 GHz)
  • Mémoire vive : 8 GB de mémoire
  • Carte graphique : GeForce GTX 1050 avec 2GB de VRAM (Ancien GPU: GeForce GTX 660) / Radeon R7 370
  • Espace disque : 20 GB d’espace disque disponible

Si le jeu ne sublime pas par ses graphismes, il a au moins le mérite d’être moins gourmand que certains (notamment Hellblade pour reprendre comme exemple). Quand est-il alors pour ses performances ?

Passons maintenant au test de performance. J’ai procédé à différents tests concernant la partie graphique et les temps de chargement. Chacun étant sur une résolution de 1920 par 1080 (c’est la résolution de mon écran et celle de la plupart des gens afin de donner une idée du résultat qu’ils peuvent espérer avoir sur leur machine).

Pour tester ce jeu, je me suis servi de mon ordinateur qui possède les caractéristiques suivantes pour ceux qui seraient intéressés :

Résultats des tests :

Test du temps de chargement entre SSD et HDD (disque dur). Résultats exprimés en secondes.

 

Test des différents niveaux de graphismes du jeu. Résultats exprimés en FPS (image par seconde).

Du côté du temps de chargement, le jeu profite d’être sur un SSD (le test concerné la reprise d’une sauvegarde) par rapport à un disque dur classique (même si cela n’est intéressant que pour la reprise d’une partie ou un changement de zone). Tandis que du côté de la modification d’un réglage graphique, cela est plus subtile.

En effet, autant le jeu fonctionne parfaitement en intérieur (avec 165 FPS en paramètre Ultra), autant dans les rues londoniennes le jeu perd plus de la moitié de ses images! Et encore, pour pouvoir obtenir plus de 60 FPS, il a fallu bidouiller les fichiers du jeu car de base ce dernier est bloqué à 60 FPS….Pour ceux que cela pourrait intéresser voici un lien vers un tuto (en anglais). Espérons que les prochaines mises à jours permettront une meilleure optimisation du jeu ainsi que plus de stabilité car au bout de quelques heures de jeu, ce dernier ce met à planter sans raison apparente…

Conclusion :

Avec son ambiance aussi sombre que riche, Vampyr parvient parfaitement à nous plonger dans son univers et ses habitants. Cependant, le design et les combats de ce dernier viennent entacher l’immersion. Ce jeu est donc fait pour des joueurs préférant le lore au gameplay.

Les + :

  • L’univers sombres et incroyablement riches
  • La bande son réussi et qui arrive à nous transporter dans cet univers
  • Les différentes histoires des nombreux personnages
  • Les choix moraux au vrai répercutions durant la partie

Les – :

  • Graphiquement limité et assez peu optimisé
  • Le level design qui peut en dérouter plus d’un
  • Système de combat répétitifs et simples
  • Les choix moraux négatifs sont souvent punis par le jeu forçant presque un seul choix

Allez-vous jouer à ce jeu ? Qu’avez-vous pensé de ce test ? Besoin d’en savoir plus ? N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires 🙂

Di Gallo Pierre

Passionné par le monde de l'informatique et du mobile, je partage mes connaissances sur mon site dgpinformatique.fr . Je travaille à coté en tant que technicien helpdesk.

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