Test : Nier: Automata (PC)

Ceux qui suivent l’actualité du jeu vidéo en ont surement entendu parler. En effet, Nier : Automata est le nouveau jeu de Square Enix prenant place dans l’univers du premier Nier (sortie sur console en 2010, il est resté très discret à son époque). Mais alors que nous propose ce nouveau titre ? Et est-il aussi bien que la presse spécialisée le dit ? Réponse ici 😉

L’histoire :

L’action se déroule sur Terre des milliers d’années après notre ère. Chassée de la surface par une armée de robot envoyée par des aliens, l’humanité c’est réfugiée sur la Lune. Les espoirs de reprendre la planète se sont tournés vers l’organisation YoRHa qui envoie des androïdes afin de combattre l’envahisseur robotisé. Vous contrôlerez l’un d’eux nommées 2B.

2B, un personnage qui ne manque pas de caractère !

 

On jouera ici une androïde forte et entièrement dédiée à son but. Cela est contrasté par son allure sexy et ses animations de vêtements ayant une très bonne prises au vent rendant au personnage une impression d’innocence … Elle sera accompagnée par un autre androïde au nom de 9S qui sera l’exact opposé à 2B. En effet, celui-ci est curieux et se pose des questions sur tout ce qui l’entoure sans retenue (oui, cela pourrait être un enfant 😉 ). Ce duo donnera des situations parfois cocasse tandis que d’autres nous donnerons envie d’en savoir plus quitte à continuer l’histoire une heure de plus !

Concernant l’histoire, je ne peux pas vous en dire plus car, le principal intérêt de ce jeu, est son histoire. Vous l’expliquer reviendrait à vous spoiler et je ne pense pas que c’est ce que vous souhaitez savoir dans ce test 😉

Le Gameplay :

Androïdes multi-taches :

Il est difficile de déterminer dans quelle catégorie se range Nier:Automata. Tout simplement parce que ce dernier propose différent mode de jeu durant toute la partie. On passera du coup du beat them all au combat spatial puis de la plateforme 2D. Bref, on ne risque pas se lasser tant le jeu alterne les modes au fur et à mesure que l’on avance.

Un point est quand même à noter : le système de combat. Ce dernier est efficace et possède une certaine grâce. Pas étonnant vu qu’il s’agit du studio Platinium games (les papas de la série Bayonnetta) qui s’en est chargé. En plus des épées nécessaires à trancher le métal de nos ennemis (ne me demandais pas comment cela peut être aussi facile 😉 ), on aura un « pod » de combat qui s’occupera de mitrailler l’opposant afin de garder nos dégâts constants. Il est juste dommage que la diversité des ennemis soit maigre.

Système de mort et de fin : un reboot maitrisé

Le jeu cherchant à casser le 4éme murs durant toute la durée de la partie, les développeurs ont mis en place un système de mort plutôt intéressante. En effet, lorsque vous mourrez votre ancien corps reste à l’endroit ou vous l’avez laissé avec sur lui toutes les améliorations que vous aviez équipés. Il vous faudra donc allez chercher votre cadavre pour récupérer vos améliorations au risque de les perdre à tous jamais. De plus, si vous autorisez le jeu à vous connecté à internet (options réglables dans le jeu) vous verrez le cadavre des autres joueur qui y sont passés aussi (ce qui donne des fois des zones remplies de cadavres et qui n’annonce rien de bon 😉 ). Avec ces derniers, vous avez possibilité de récupérer une partie de leur équipements ou alors de le réparer pour avoir un compagnon supplémentaire qui servira de bouclier contre les ennemis 😉

Même le système de fin semble avoir été pensé pour casser ce 4éme murs. Avec pas moins de 26 fins différentes (oui comme le nombre de lettres dans l’alphabet 😉 ), qui peuvent se déclencher par un simple détour, on se demande si les auteurs n’avait pas trop d’idée en tête 😉

Une gestion de l’équipement à la version RPG :

Le jeu propose bien sûr un système d’amélioration des armes (avec comme tous RPG, le besoin de rechercher des ressources pour obtenir les dites améliorations) ainsi qu’un système de puces d’amélioration qui comprend aussi bien les améliorations au combat que votre système d’affichage (points de vie, infos ennemis, expérience acquise, …). Ces puces sont stockables dans votre mémoire qui peut être augmentés afin d’avoir la meilleure composition possible. Quand je vous dis que le jeu cherche à briser le 4ème mur ! 😉

Contrôle clavier/souris : besoin d’une update !

Mais alors ce jeu est sans défaut c’est ça ? Pas du tout ! À commencer par le contrôle de notre personnage. Le développement de ce dernier à clairement était pensé pour la manette de la Playstation et non pas pour nos claviers / souris que nous sommes les PC Master Race 😉

En effet, la gestion de la caméra passe par les mouvements de la souris et rends les combats particulièrement frustrant dans le sens où il faut tourner un nombre de fois la souris pour voir les ennemis qui passent dans notre dos alors que sur manette (j’ai testé avec une manette xbox 360), la caméra suit le mouvement. Certes, on peut régler tout ça dans les menus mais pour moi cela montre un développement privilégié sur console que pour PC.

Graphismes :

Comme je l’avais dit précédemment, le développement du jeu c’est clairement focalisé sur la console de Sony afin de tourner à 60fps. Du coup le jeu même s’il tente par moment d’être beau, on remarque très vite que quelque cloche comme le confirme cette capture dans le jeu (on peut voir qu’au loin les textures sont toutes minimales tandis que de plus près, les textures ne sont pas très nettes. Dommage pour un jeu de la sorte sur ordinateur 🙁  ).

On sent bien dans ce désert l’optimisation pour faire tourner le jeu sur console 😉

Les performances :

Passons maintenant au test des performances du jeu. Voici donc les configurations proposées par l’éditeur :

Configuration minimale :

  • Système d’exploitation : Windows 7 64-bit / Windows 8.1 64-bit ou Windows 10 64-bit
  • Processeur : Intel Core i3 2100 ou supérieur, AMD A8-6500 ou supérieur
  • Mémoire vive : 4Go de RAM
  • Disque dur : 50Go d’espace libre
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 770 2Go ou supérieur / AMD Radeon R9 270X 2Go ou supérieur
  • DirectX : DirectX 11

 

Configuration recommandée :

  • Système d’exploitation : Windows 8.1 64-bit ou Windows 10 64-bit
  • Processeur : Intel Core i5 4670 ou supérieur, AMD A10-7850K ou supérieur
  • Mémoire vive : 8Go de RAM
  • Disque dur : 50Go d’espace libre
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 980 4Go ou supérieur / AMD Radeon R9 380X 4Go ou supérieur
  • DirectX : DirectX 11

 

En comparant avec le précédent jeu PC que j’ai testé, à savoir Rise of The Tomb Raider, on remarque que le jeu semble moins gourmand au niveau du processeur et de la RAM que pour la partie carte graphique par rapport à ce dernier. Du coup, quand est-il pour ses performances ?

Passons maintenant au test de performance. J’ai procédé à différents tests concernant la partie graphique et les temps de chargement. Chacun étant sur une résolution de 1920 par 1080 (c’est la résolution de mon écran et celle de la plupart des gens afin de donner une idée du résultat qu’ils peuvent espérer avoir sur leur machine).

Pour tester ce jeu, je me suis servi de mon ordinateur qui possède les caractéristiques suivantes pour ceux qui seraient intéressés :

  • Un processeur Intel Core I7 6770K @ 4 GHZ
  • De 16GO de RAM DDR4 @ 2400MHZ
  • D’une carte graphique GTX1070 EX de chez KFA² en test ICI
  • D’une carte mère Gigabyte Z170 Gaming K3-EU
  • D’un SSD Crucial mx300 de 512GO et d’un disque dur de 1To de chez Western Digital
  • D’une alimentation de chez Bequiet de 600W (la Be Quiet ! Pure Power 9)
  • Un Windows 10 pro 64bits à jour afin de pouvoir gérer tout ce monde
  • Le tout dans un boitier Fractal Design Core 3300

Résultats des tests :

 

Test en Ultra du jeu.

Test du temps de chargement entre SSD et HDD (disque dur).

 

Le jeu étant bloqué à 60fps, pas étonnant que quelques soit le niveau de graphismes j’obtiens le même résultats. Par contre, j’ai été étonné du résultat pour les temps de chargement entre le SSD et le disque dur classique. Avec 15 secondes exactement obtenu pour les deux disques, le jeu ne tire profit d’aucun avantage d’être sur un SSD. Installer du coup ce dernier sur un disque dur classique afin de vous faire gagner de la place (il pèse tout de même plus de 50Go !).

Un point important que je n’ai pas mentionné jusque la, c’est que le jeu à certains problèmes d’affichage et de stabilité. Pour mon cas, le jeu s’affichait en plein écran avec un cadre noir et une résolution de 720p et crashait au bout de 2 heures de partie ! En cherchant du coup à résoudre ce problème, je suis tombé sur une page du forum steam du jeu où un utilisateur a développé un mod qui tente de résoudre ces problèmes en attendant que les développeurs trouvent une solution. Et bien pour l’avoir testé, tous mes problèmes ont été corrigés ! Si vous êtes du coup dans le même cas que moi, voici le lien de la page (en anglais of course 😉 ) pour récupérer le mod juste ICI. L’auteur le met très régulièrement à jour (il en est déjà à la version 0.2.0 à l’heure où je fais cet article !) et est à l’écoute de la communauté. Cela fait plaisir de voir des gens proposer leur aide en attendant que le problème soit réglé. 🙂

Conclusion :

Les + :

  • L’histoire !
  • La musique
  • Les combats
  • Les personnages
  • Le système de mort et des 26 fins

Les – :

  • Certaines quêtes inutiles
  • Graphiquement pas très beau
  • Techniquement à améliorer
  • Contrôle négligé sur cette version PC
  • Monde ouvert pas si ouvert que ça

Allez-vous jouer à ce jeu ? Qu’avez-vous pensé de ce test ? Besoin d’en savoir plus ? N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires 🙂

Di Gallo Pierre

Passionné par le monde de l'informatique et du mobile, je partage mes connaissances sur mon site dgpinformatique.fr . Je travaille à coté en tant que technicien helpdesk.

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