Comment overclocker sa carte graphique ?

Vous voilà avec le dernier jeu du moment installé sur votre poste. Tout va pour le mieux mais quelque chose vous chiffonne : impossible de jouer de façon convenable sur ce dernier car, votre carte graphique vous montre ses limites ! Pour cela, il y a deux solutions : la première, serait de changer la carte par une plus récente, mais à un coût non négligeable (plus de 250€ la carte graphique pour jouer à tous les jeux du moment de façon optimale !). Et la deuxième, serait d’overclocker la carte graphique. Késako ? Comment faire ? Réponse dans cet article 😉

ATTENTION : DGP Informatique ne pourra être tenu responsable des possibles dégâts matériels ou logiciels engendrés par l’overclocking sur votre PC. Vous seul êtes responsables de votre machine.

Principe de l’overclocking :

L’overclocking, dans le monde de l’informatique, est le fait d’augmenter la fréquence de ses composants afin de les faire fonctionner plus vite et ainsi augmenter leur puissance de calcul. Tout cela permet d’obtenir en théorie d’obtenir de meilleurs résultats avec le même matériel sans avoir besoin de dépenser de l’argent. Il est possible d’overclocker la carte graphique dans un PC, mais aussi le processeur, la RAM,… et même la fréquence de rafraîchissement de votre écran !

L’overclocking ou le turbo du PC

Cette méthode existe depuis les débuts des jeux 3D (Doom, Quake,…) sur PC lorsque le processeur était le seul à calculer ce dernier et quand le moindre gain de fréquence permettait de jouer au jeu de l’époque sans débourser un rein pour un meilleur processeur 😉 Aujourd’hui, avec l’amélioration des composants et l’optimisation des jeux (pas tous bien sûr 😉 ) il n’est plus nécessaire d’overclocker ses composants. Mais si cela permet de mettre le jeu avec les paramètres graphiques à fond ou au moins que le nombre d’images soit stables, le tout sans débourser d’argent, pourquoi s’en privé ?

Prérequis :

Pour pouvoir effectuer un overclocking sans soucis, il vous faudra posséder quelques éléments. À savoir :

  • Une bonne alimentation. Si votre poste est équipé d’une alimentation No Name ou qui est trop limitée en puissance (moins de 400W) n’espérez pas avoir un overclocking stable. Cette dernière va au mieux couper l’alimentation de votre carte (donc vous aurez un écran noir …) ou au pire grillée !
  • Un bon système de refroidissement. Lorsque vous allez surcadencer la carte, celle-ci va travailler plus vite donc chauffer plus vite et plus intensément. Prévoyez donc un refroidissement capable de refroidir cette dernière (l’idéal serait de ne pas dépasser les 75-80°C car, au-delà la carte se mettra en sécurité et s’éteindra). Pour l’aider à se refroidir, vous pouvez installer par exemple un ventilateur en façade de votre boîtier soufflant directement sur cette dernière afin de lui apporter plus d’air frais. Si vous avez une carte d’un constructeur tiers (comme la mienne qui est de chez KFA²), il y a de fortes chances que le système de refroidissement soit conçu pour refroidir plus qu’il ne faut de base la carte (cela permet au constructeur de la vendre comme carte « silencieuse » et vous de garder plus facilement de meilleures températures). Prenez en compte aussi que la température de la pièce où se trouve votre PC influe grandement sur les températures internes de ce dernier.

 

  • Un logiciel d’overclocking. Indispensable si l’on veut modifier les fréquences de la carte. Pour ce tutoriel j’utiliserai l’application du constructeur de ma carte qui se nomme Xtreme Tuner Plus car, ce dernier me permet de modifier les tensions de cette dernière, mais rien ne vous empêche de prendre un autre logiciel. Tous ce valent au niveau de l’application de l’overclocking. Seul leur utilisation est différentes. Cela dépendra donc de vos gouts.
  • Un jeu gourmand ou un logiciel de benchmark. Ces derniers nous permettrons de tester la stabilité de notre overclocking. Comme pour une préparation de moteur d’une voiture, on ne teste pas l’amélioration du moteur sur le circuit, mais sur un banc de test. Ici ce sera donc le jeu gourmand (The Witcher 3, Crysis 3, Rise of the Tomb Raider, …) ou le logiciel de benchmark (3D mark, Catzilla, …) qui nous permettra de dire si notre overclocking est stable ou non.

Premier niveau : Overclocking des fréquences

Pour commencer notre overclocking, nous allons commencer par augmenter les fréquences du processeur graphique au maximum que la carte pourra sans toucher au voltage. Pour cela, lancez l’application d’overclocking. Dessus, allez dans l’onglet OVERCLOCK et sélectionnez la barre GPU CLK OFFSET (nom donné sur le logiciel de KFA², mais il doit y avoir l’équivalent sur les autres logiciels dans un autre nom) et augmentez la fréquence de 50Mhz par rapport à celle de base.

Une fois cela fait, lancez une session de jeu ou de benchmark pendant environ 15-20 minutes pour que les températures puissent monter à leur maximum et se stabilisent. Si vous ne percevez aucun bug graphiques ou plantage de l’application, cela voudra dire que l’overclocking est stable. Recommencez l’opération jusqu’à ce que le système ne soit plus stable.

À partir de là, revenez sur la dernière augmentation stable et il faudra non-plus augmenter la fréquence par palier de 50Mhz mais de 25Mhz puis de 10MHz, 5MHz, … etc jusqu’à ce que vous trouviez la limite de votre système en termes de stabilité.

Une fois le processeur graphique overclocké, passons maintenant à la mémoire. Le principe reste le même (sélectionnez la barre Mem CLK OFFSET et augmentez la fréquence de 50Mhz, 25Mhz,… et de tester le tout ensuite). Il n’y aura juste que lorsque vous ferez le test logiciel (avec le jeu ou le benchmark) que le contrôleur de correcteur de mémoire peut faire baisser le nombre de FPS ou faire planter l’application si l’overclocking ne passe pas. Si vous observez l’un ou l’autre durant un test cela voudra dire que vous êtes allé trop haut et qu’il faudra revenir en arrière en réduisant l’augmentation de MHz.

Deuxième niveau : Overclocking avec augmentation des tensions

Si vous souhaitez allé plus loin dans l’overclocking de votre carte et que cette dernière vous permet d’augmenter son voltage, alors nous pouvons passer sur l’augmentation des tensions de celle-ci.

Pour cela, allez dans l’onglet Voltage. Cochez le carré à côté de la barre GPU Voltage pour activer la modification de tension et augmentez la tension de 50mV. Retournez ensuite sur l’onglet Overclock et augmentez la fréquence du processeur graphique de 50Mhz. Faites une session de benchmark ou de jeu pour valider votre overclocking.

Si l’overclocking est stable, vous pouvez continuer d’augmenter la fréquence du processeur jusqu’à ce que cela bloque. Dans ce cas, il faudra monter la tension par palier de 20mV mais n’augmentez pas au-de-la des 20% de la tension de base où votre carte risque de griller (même si les cartes graphiques de nos jours ont des systèmes de protection, il serait dommage d’être l’exception à la règle 😉 De plus, l’overclocking n’est généralement pas garantie par le constructeur).

Vous pouvez également faire la même chose pour la tension de la mémoire si votre carte vous le permet (la mienne ne le permet pas par exemple) et si vous voulez pousser celle-ci dans ses derniers retranchements. Valider toujours votre overclocking par une session de test.

Conclusion :

L’overclocking, une fois compris, n’est pas dur à maîtriser. Il faut juste passer beaucoup de temps pour tester sa carte sous toutes ses coutures et de la chance d’être tombé sur un bon modèle car dans une même série de carte, le résultat peut être différents : carte qui chauffe moins ou qui accepte une fréquence plus élevée,…

Mais si vous espérez obtenir plus de 50% de gain grâce à l’overclocking attendez vous à être déçu. En effet, l’overclocking tel que je vous l’ai présenté permet d’augmenter la performance de votre carte, mais cela ne dépasse pas les 15-20% de gain.

En restant dans l’overclocking de base, vous pouvez retrouver la différence avec et sans overclocking sur le nombre de FPS dans les jeux dans mon article concernant le test de ma carte GTX 1070 EX de KFA² ICI.

Pour aller plus loin, il faudra passer dans l’overclocking extrême à base d’azote liquide pour refroidir la carte et le soudage de condensateurs supplémentaires sur cette dernière. Une solution qui ne rentre plus dans le domaine du quotidien, mais de la compétition. Ce n’est pas pour rien qu’il existe des compétitions d’overclocking dans le monde entier avec ses stars (par exemple Kingpin). Si vous êtes intéressé par ce domaine, je ne peux que vous encourager à vous renseignez sur les sites, forums spécialisés car, ce domaine est au-delà de mes compétences ^^.

Cet article vous a plu ? Des suggestions à faire ? N’hésitez pas à vous exprimez dans les commentaires ! 🙂

Di Gallo Pierre

Passionné par le monde de l'informatique et du mobile, je partage mes connaissances sur mon site dgpinformatique.fr . Je travaille à coté en tant que technicien helpdesk.

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1 réponse

  1. noobie dit :

    très bon tutoriel bien expliqué, je ne pense pas l’avoir lu dans l’article mais le meilleur moyen de validé un o.c stable pour moi c’est le passage par OCCT qui va réellement mettre la machine en burn sous 1h (test possible sous 24h, que j’ai fais moi même avec un i5 2500k a 5,2ghz et une gtx 1070 g1 gaming de chez gigabyte avec de la DDR5 de chez samsung (gpu 1595mhz>>>1782mhz, mem 2002>>>2117mhz, shad 1785>>>1939mhz)

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